Comment (et quand) venir en train

Les différents sites de la SNCF valent ce qu’ils valent, mais j’ai réussi à comprendre le principal.

En gros, de Paris, on passe par Bordeaux (gare Montparnasse), Montpellier (gare de Lyon) ou Lyon-Part-Dieu, où on change pour un train qui dessert Carcassonne et/ou Narbonne.

Pour avoir fait quelques recherches en partance de Rennes et Nantes, je vois qu’on passe de toute façon par Paris. Agaçant, mais c’est le plus simple.

À moins qu’on passe par Bordeaux, la gare de Narbonne est desservie avant Carcassonne.

Voici donc les horaires d’arrivée le samedi 5 novembre à Narbonne (entre parenthèses, l’horaire de départ de Paris et les horaires de correspondance, arrivée-départ) :

11h58Paris-Lyon (6h12) via Montpellier (9h42-11h06) : c’est très tôt, c’est aussi le moins cher (54,50 €) et de loin au moment où j’effectue la recherche (seuls les trains de nuit sont un peu moins chers)
13h01Paris-Lyon (8h14) via Montpellier (11h42-12h00)
13h57Paris-Lyon (8h52) via Lyon-Part-Dieu (10h47-11h06) et Montpellier (12h54-13h07)
14h12Paris-Lyon (8h52) via Lyon-Part-Dieu (10h47-11h26)
14h49Paris-Lyon (10h14), train direct
15h36Paris-Lyon (11h14), train direct

Et voici les horaires d’arrivée à Carcassonne le samedi 5 novembre. Je ne reprends pas tous les trains au-dessus, car ils s’arrêtent à Narbonne (suivez un peu) :

13h29Paris-Montparnasse (8h01) via Bordeaux (10h18-10h28)
15h25Paris-Montparnasse (10h11) via Bordeaux (12h14-12h28)
17h29Paris-Montparnasse (12h10) via Bordeaux (14h14-14h28)

Il y en a d’autres après, mais s’il vous plaît essayez de ne pas arriver après 17h30 : il y a une heure de route pour revenir au gîte, et en novembre il fera nuit à ces heures-là.

(Il y a aussi, et c’est largement le moins cher, deux trains de nuit qui partent d’Austerlitz et arrivent vers 6h30 et 8h15 à Carcassonne, le samedi et le dimanche. Si ça vous arrange, je viendrai vous y chercher, évidemment !)

À l’arrivée vous sera servi le punch du patron. Dimanche, quartier libre. Lundi, on casse tout !

Le sang des Corbières

Marrant comme le mot « Corbières » fait tout de suite penser à sa principale production agricole : le jaja.

Je suis allé faire peser la remorque, ce midi. Chez le ferrailleur Passenaud, à Cormenon, le bled qui jouxte Mondoubleau, célèbre chef-lieu de canton qui a vu naître la grande actrice rebelle Juliette B., qui vient de perdre une mèche de cheveux à Paris en pleine révolution à Téhéran.

plaque PV PTCA remorque
En revoyant cette photo prise vendredi dernier (cliquez dessus pour l’agrandir, si vous n’avez vraiment que ça à foutre), je me rends compte qu’un « 0 » prendrait évidemment la même hauteur que le « 4 » et le « 9 ». C’est donc bien un « 9 ».

La remorque, avec sa roue de secours, pèse donc 260 kilos sur la planète Terre, et environ 40 sur la Lune si je me souviens bien de mes cours de physique. Or les Corbières sont sur la planète Terre. Ça tombe donc très bien. Je vais pouvoir marquer ce chiffre crucial dans la case « PV » de la plaque prévue à cet effet, qui n’affiche jusqu’ici que le PTC (c’est pareil que le PTAC) : 499 kilos. Ou 409 : c’est illisible. La nana de chez Passenaud a quand même convenu avec moi que le plus logique serait qu’il soit bien inscrit « 499 », juste sous le seuil légal des 500 kilos, au-delà duquel se passent des choses qui dépassent l’entendement, à base de carte grise, etc.

– C’est bon, vous allez pouvoir ramener plein de bouteilles, qu’elle me dit.

– C’est vrai qu’il est bon le vin de là-bas, mais je vais commencer par des gravats. Ensuite, je remonterai des caisses de vin, promis.

On emballe, avec une remorque.

Une remorque, ça vaut bien un bar-tabac

remorque
Garée devant chez moi. Le tableau Démons de Jésus est complet, heureusement vous ne voyez pas le jardin. La remorque va aussi me servir à vider toutes mes merdes encombrantes avant de descendre dans le Sud.

Aujourd’hui, j’ai acheté cette chose sur Le Bon Coin, pour remplacer le Citroën C15 que devait me vendre un garagiste aux abonnés absents. Cette remorque va trimballer des tas de trucs de la maison à la déchetterie de Laroque-de-Fa, et ramener des paquets de bricoles des magasins et entrepôts de Narbonne, Perpignan, Lézignan…

boîte de dérivation électricité
Un beau travail de saligaud. Un peu stressant de faire 50 bornes sans rappel de feux sur la remorque. Mais elle est arrivée à bon port sans éveiller l’intérêt de la maréchaussée. Tant mieux.

La matinée fut chargée : pose de la plaque chez Norauto Blois, achat d’un faisceau chez Feu Vert Vendôme. Pourquoi ne pas avoir tout fait dans le même magasin ? Parce que je pensais initialement refaire moi-même les raccordements dans cette boîte de dérivation grise absolument pas faite pour équiper une remorque, et que sur le trajet j’ai décidé d’acheter un faisceau tout neuf pour 40 balles. Or à Vendôme, c’est un Feu Vert qu’il y a.

Donc Blois-Vendôme sans dépasser 90 km/h sur la quatre-voies, tranquille mimile. La remorque ne se sent pas vraiment, la bagnole étant assez coupleuse, comme on dit chez les connaisseurs. En revanche, pas de surprise : mes premières manœuvres de recul furent complètement foirées (théorie et pratique, tout ça).

Mais une fois rentré au bercail, j’ai réussi à décrocher la remorque et à la ranger à la force de mes petits bras à côté de ce que certains considéraient déjà comme une Mercos de gitan avant qu’elle soit équipée d’un attelage. Ça ne devrait donc pas s’arranger…

Inutile de dire que je suis fier comme si j’avais un bar-tabac.

Corbières, nous voilà !

Je vous tiendrai au courant sur ce blog de l’avancée du projet, des dates des semaines de travaux, j’enverrai des photos et je raconterai plus généralement le projet de rénovation de cette baraque à laquelle il faudra trouver un jour un nom qui claque.

N’hésitez pas à vous inscrire (et à vous abonner à la newsletter), les amis, ça me simplifiera la vie. Idéalement j’aimerais ne pas publier trop de choses sur Facebook, je me contenterai donc d’y relayer les publications que je ferai sur ce blog, qui est désormais l’organe central de propagande™ des travaux.

Voilà, c’est parti.