Le sang des Corbières

Marrant comme le mot « Corbières » fait tout de suite penser à sa principale production agricole : le jaja.

Je suis allé faire peser la remorque, ce midi. Chez le ferrailleur Passenaud, à Cormenon, le bled qui jouxte Mondoubleau, célèbre chef-lieu de canton qui a vu naître la grande actrice rebelle Juliette B., qui vient de perdre une mèche de cheveux à Paris en pleine révolution à Téhéran.

plaque PV PTCA remorque
En revoyant cette photo prise vendredi dernier (cliquez dessus pour l’agrandir, si vous n’avez vraiment que ça à foutre), je me rends compte qu’un « 0 » prendrait évidemment la même hauteur que le « 4 » et le « 9 ». C’est donc bien un « 9 ».

La remorque, avec sa roue de secours, pèse donc 260 kilos sur la planète Terre, et environ 40 sur la Lune si je me souviens bien de mes cours de physique. Or les Corbières sont sur la planète Terre. Ça tombe donc très bien. Je vais pouvoir marquer ce chiffre crucial dans la case « PV » de la plaque prévue à cet effet, qui n’affiche jusqu’ici que le PTC (c’est pareil que le PTAC) : 499 kilos. Ou 409 : c’est illisible. La nana de chez Passenaud a quand même convenu avec moi que le plus logique serait qu’il soit bien inscrit « 499 », juste sous le seuil légal des 500 kilos, au-delà duquel se passent des choses qui dépassent l’entendement, à base de carte grise, etc.

– C’est bon, vous allez pouvoir ramener plein de bouteilles, qu’elle me dit.

– C’est vrai qu’il est bon le vin de là-bas, mais je vais commencer par des gravats. Ensuite, je remonterai des caisses de vin, promis.

On emballe, avec une remorque.

2 commentaires sur “Le sang des Corbières

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