Une insulte gratuite, ça fait toujours plaisir en ces temps troublés. Bon, ben voilà, j’ai mis le temps avant de publier cette annonce nécrologique, mais sachez donc que j’ai vendu la maison le 12 décembre dernier déjà. Et à des gens kinenveulent méchamment, si j’en crois la photo du grenier reçue de K. il y a deux ou trois semaines :

On admettra que ça a quelque peu avancé. Tant mieux pour eux.
De mon côté, certains le savent déjà, j’ai complètement changé mon fusil d’épaule à partir de la mort de mon père. L’incendie dévastateur de l’an dernier dans les Corbières m’a également un peu convaincu de la nécessité de tourner cette page, qui aura été parfois très marrante et enthousiasmante, parfois bien plombante. Je n’oublie pas d’ailleurs que ce lundi de Pâques est incidemment l’anniversaire de la personne qui, de façon assez difficile à expliquer, était à mes yeux symboliquement liée à ce projet et qui, ayant été écartée de ma vie par immédiate nécessité de salubrité mentale il y a deux ans et demi, a sans doute aussi précipité malgré elle la fin dudit projet (Franck Lepage, ne m’en veux pas trop d’utiliser ce mot à la con, on est bien peu de choses).
Aujourd’hui donc, je suis en plein projet fourgon : j’ai acheté il y a un an un Fiat Ducato L3H2 propulsé (tracté, en fait) par un bon vieux mazout Iveco. L’objectif initial était d’y vivre le temps de trouver la perle rare : un deux-pièces à Douarnenez avec un peu de travaux. On ne se refait pas. Comme il n’y a pas d’annonces pour ce type de bien sur le Net (qui dit encore « le Net » en 2026, hein ?), et que je ne voulais pas louer, eh bien je me suis lancé dans ce drôle de défi. Un fourgon aménagé donc, avec panneau solaire, eau, isolation thermique, connexion 4G, frigo, lit, bref, la totale. Un vélo électrique pliable en guise d’annexe pour aller du fourgon (garé au calme) au centre-ville draguer le ou la propriétaire dans les rades douarnenistes, et vogue la galère.
Les meubles viennent d’être posés, il me reste encore à finir l’électricité (le plus gros est fait), et à installer le lit et la plomberie. Ce qui, compte tenu du fait que je viens quand même de reprendre du boulot de traduction pour calmer un peu la fièvre dépensière, devrait être fini pendant l’été, et me permettre d’aller passer quelques semaines, voire quelques mois, sur place. J’en profiterai pour aller voir les copains à Dinard, à Brest et à Nantes. Ça va bretonniser sec.
Le blog s’arrête donc en ce qui concerne la maison dans les Corbières, et ne racontera rien de ce projet Ducato. On ne mélange pas les torchons et les serviettes, disait ma grand-mère, qui avait chevillé au corps un mépris de classe assez puissant, ce qui nous éloigne de notre sujet.
Ceci étant dit, si j’ouvre un blog dédié au fourgon (mais je ne crois pas), je viendrai vous en informer ici, ô grosse vingtaine de lecteurs-trices.
Quelques photos quand même, vous allez voir, je suis dingue (mais entretemps j’ai quand même pris une location à Tulle, à cinquante mètres de la mairie où je me suis marié en 2010, what-the-fuck) :

















Voilà.
PS : Qui es-tu, mystérieux(se) visiteur(se) de Châlons-en-Champagne, ou pas loin ?
Heureux d’avoir été de l’aventure !
Signé Areski du Tarissou.
Tarissou, Tarissou… Comme tu y vas !
Tiens, ça rime, je me suis fait une boutanche de Villepeyroux, moi, l’autre jour. Enfin, en deux jours. Je suis la raison incarnée. Eh ben il n’était pas génial, ce minervois-là. Tu connais ? C’est à Malves, un bled que je n’ai pas eu l’heur de traverser.
Je n’abandonne pas l’Aude, que j’aime, pour autant, je n’ai pas besoin de te le dire. I’ll be back!
Gel U.
(J’ai venu, j’ai vingt culs, toussah).