Ah, décembre au soleil…

Je sors à peine de six mois d’une intensité assez folle (relations plus ou moins intéressantes et/ou fascinantes avec notaires, agents immobiliers, artisans véreux, négociations téléphoniques ultra anxiogènes, annulation d’une promesse de vente avec option « le gros blaireau défaillant dont j’ai attendu des nouvelles pendant quatre semaines cherche à me culpabiliser », problèmes de santé qui ont frappé tous en même temps, inventaires un peu partout de Montargis à Paris en passant par Palaiseau, organisation du transport d’un piano à queue de Corrèze vers la Bretagne, et des milliers de kilomètres en bagnole tout l’été et l’automne) et tout est enfin sur les rails pour la succession de mon père. Les impôts ont perçu un acompte de 50 % de ce qu’on leur doit, le reste pourra être payé avec le produit des ventes et on va commencer à pouvoir se projeter un peu mieux vers l’avenir.

Avenir qui en ce qui concerne ma maison dans les Corbières est relativement clair, tiens : j’y descends du 14 au 21 décembre, principalement pour passer du bon temps au soleil – en faisant comme de bien entendu abstraction de l’impending doom du climat qui fait nawak – et discuter de la mise sur le marché de la vénérable ancienne auberge – et maison close ? – de ce village de fous.

À cet effet, j’ai loué un petit gîte déjà testé et fort agréable dans le village d’en dessous, à Villerouge-Termenès donc, où vous serez les bienvenus si vous voulez passer me voir. Bonus non négligeable : si tu as peur de mes ronflements légendaires, sache que ça y est, c’est de l’histoire ancienne, puisque je suis « appareillé », comme on dit dans le milieu.

J’essaierai pendant cette semaine-là de finir de virer ce foutu carrelage dans la chambre du premier étage et de remplacer les planches vermoulues, mais je n’en ferai sans doute pas beaucoup plus. J’ai accepté le devis d’un artisan pour les fenêtres et les portes, mais il n’a pas répondu à mon dernier mail et la conseillère immobilière (essaie un peu d’écrire « agente immobilière » sans avoir envie de tout casser, tiens) me conseille plutôt de ne pas faire de frais et de vendre en l’état, si j’ai bien compris. Je descends aussi pour ça : parler avec elle de tout ça, reparler avec l’artisan en question, etc.

Et me nourrir d’aïoli, bien évidemment.

Voilà. Trop de boulot jusqu’au 30 novembre pour en raconter davantage, et puis en fait tout est dit, je crois. Je voulais au moins annoncer rapidos les dates confirmées de mon prochain séjour là-bas, pour au cas où que tu voudrais te pointer. Chose faite !

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